Chaire de Saint Pierre

Chaire de Saint Pierre

Douai : collégiale saint Pierre
Chaire de Saint Pierre (Collégiale Saint Pierre à Douai)
  

Il convient ici de rappeler que la chaire est le siège éminent réservé à l’évêque lorsqu’il préside une assemblée.

Il importe peu de savoir s’il y eut jamais, à Rome, une chaire regardée comme la vraie chaire de saint Pierre, mais il faut souligner que l’on y fit grand cas de chaires qui rappelaient le magistère suprême de Pierre que, dès le IV° siècle on célébrait par une fête particulière, Natale Petri de Cathedra, fixée au 22 février.

On se souvient que les anciens Romains, comme en témoignent les vestiges du Cœmeterium Maius, creusaient dans le tuf des sièges qui, aux banquets funéraires (refrigeria), symbolisaient la présence du défunt et sur lesquels ils déposaient de la nourriture.

Jusqu’au V° siècle, les chrétiens, dans un tout autre esprit, poursuivirent ces usages et attribuèrent la nourriture déposée aux pauvres.

Cette célébration pour les défunts se déroulait au 22 février ; les anciens gallicans qui refusaient toute festivité pendant le Carême qui, parfois, était déjà commencé le 22 février, la reportèrent au 18 janvier, ce qui explique les deux fêtes de la Chaire de saint Pierre dont un scribe besogneux du diocèse d’Auxerre fit maladroitement de la deuxième une fête de la Chaire de saint Pierre à Antioche.

Ces antiques fêtes de la Chaire de saint Pierre furent remises à l’honneur par Paul IV, en 1547, qui, par la bulle Ineffabilis, décréta que l’on célébrerait désormais la chaire de saint Pierre à Rome le 18 février et celle d’Antioche le 22 février.

La réforme du calendrier par Paul VI n’a laissé qu’une seule de ces fêtes, le 22 février, qui les conjugue toutes les deux.

Le meuble de bois et d’ivoire que renferme la Gloire du Bernin, loin de pouvoir être réputé la vraie chaire de saint Pierre, fut offert au pape Jean VIII par Charles le Chauve, sans doute pour son couronnement impérial, à la Noël 875 : comme on peut le voir sur la reproduction qui se trouve dans le musée historique de la sacristie, le buste de l’Empereur est représenté au centre de la partie transversale horizontale du tympan ; les plaques d’ivoire qui datent du troisième ou du quatrième siècle, grossièrement assemblées, montrent les douze travaux d’Hercule et des animaux fantastiques.

Alexandre VII Chigi ordonna que l’on mît la prétendue chaire de saint Pierre dans l’abside de la basilique (3 mars 1656) pour que les fidèles pussent la vénérer.

Depuis 1667, la chaire de saint Pierre ne fut exposée qu’une seule fois, en 1867, pour le dix-huitième centenaire du martyre des saints apôtres Pierre et Paul.

Gloire du Bernin, faite de marbres colorés, de bronze et de stuc dorés, montre le trône pontifical qui, porté par les nuées, descend du ciel comme la nouvelle Jérusalem, au grand émerveillement des docteurs dont il est bon de souligner qu’ils ne la soutiennent pas mais en reçoivent les splendeurs.

Portant le regard de haut en bas, le spectateur est progressivement emporté de la terre vers la lumière céleste ; les marbres sont la terre, où le regard est limité par les deux colonnes de marbre précieux, tandis que le ciel ne connaît aucune limite. Le lien entre la terre et le ciel se fait par les quatre docteurs émerveillés par la vérité que le Seigneur a révélée et qu’enseigne l’Église par le magistère de Pierre (saint Augustin, mitré, et saint Jean Chrysostome, tête nue, d’une part et, d'autre part, saint Ambroise, mitré, et saint Athanase, tête nue).

La mître de saint Ambroise, comme celle de saint Augustin, mesure 1,80 mètre de haut.

Sur le dossier de la chaire, le Seigneur communique à saint Pierre le pouvoir de paître ses ouailles.

Au sommet de la chaire deux anges présentent la tiare et les clefs. Le Saint-Esprit, figuré sous la forme de la colombe, irradie le trône du pontife romain de lumière divine.

La colombe est haute de 95 centimètres et ses ailes ont 1,75 mètre d'envergure.


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LES DEUX SCRIPS REUNIS

Abbaye Saint Martin de Mondaye

Abbaye Saint Martin de Mondaye

Image illustrative de l'article Abbaye de Mondaye


Saint-Martin de Mondaye est une abbaye de l'ordre des Prémontrés, située sur la commune de Juaye-Mondaye, Calvados, France, édifiée dans la campagne du Bessin, à neuf kilomètres au sud de Bayeux.

Fondée en 1200, elle est la seule abbaye canoniale de l'ordre des Prémontrés encore en activité de Normandie.

 

Histoire

La fondation au XIIe siècle

 
L'abbaye, au cœur du bocage normand

Au milieu du XIIe siècle, le prêtre Turstin se retire dans une colline du bocage normand pour y vivre en ermite et se voit vite rejoint par des disciples.

En 1200, Turstin meurt et l'évêque de Bayeux donne à la petite communauté la Règle de saint Augustin tandis que Raoul de Percy, son beau-frère, leur cède le terrain où ils vivent.

 

Moyen Âge

L'abbaye, sous la protection de l'abbaye de La Lucerne, se voit agrégée à l'ordre de Saint Norbert en 1210. Elle reçoit les dons généreux des familles de Vassy, de Percy, ainsi que de nombreux petits seigneurs et agriculteurs aisés.

À la fin du XIIIe siècle, une église et un bâtiment conventuel sont construits pour remplacer l'ermitage.

En 1343, les dons à l'abbaye sont compromis par la guerre de Cent Ans et les rivalités entre seigneurs dont les uns sont fidèles au roi de France et les autres au roi d'Angleterre.

En 1347, la peste noire réduit d'un tiers la population, les terres de l'abbaye sont sans cultures et le Bessin est ravagé par des bandes armés. L'abbaye est ravagée par Richard, comte d'Arundel, en 1389.

 

XVIe siècle

Mondaye redevient florissante sous l'abbatiat de Jean Feray (1512-1557). Les frères fréquentent l'université de Caen et comptent parmi eux plusieurs docteurs en théologie.

Cependant, les guerres de religion stoppent cet élan. L'abbaye est incendiée, dispersée, et l'abbé Julien Guichard tué par les huguenots le 5 septembre 1564. Après le concile de Trente, le calme revient et l'église est restaurée grâce au soutien d'Anne de Médavy.

 

XVIIe siècle

En 1631, un abbé commendataire, qui tiendra l'abbaye pendant 75 ans : Claude Leclerc du Tremblay, est nommé par le roi.

La réforme de Lorraine, révisant la règle de Saint-Norbert en la rendant plus stricte et conforme aux origines, est adoptée à l'abbaye de Mondaye en 1655.

Le choix du prieur par le chapitre de la congrégation évite en partie les inconvénients de la commende.

 

XVIIIe et XIXe siècles

 
Un bâtiment conventuel


Sous l'égide de trois abbés réguliers nommés par Louis XIV et Louis XV et dirigeant l'abbaye entre 1704 et 1763, une reconstruction totale est menée, dans l'élan du nouveau style classique.

Le besoin de grandeur prévaut alors en France et le classicisme répond à cette exigence.

L'architecte de la reconstruction est Eustache Restout, lui-même prieur et sous-prieur de Mondaye, oncle du peintre Jean Restout.

On refait l'église, le bâtiment conventuel, le pavillon d'entrée et la ferme où une trentaine de personnes travaillent.

L'austérité est conservée néanmoins, les cellules étant petites et les rares cheminées se trouvent chez le prieur, au chauffoir et à l'infirmerie.

De 1706 à 1743, E. Restout supervise les travaux. Ses dernières années sont consacrées à la décoration de l'église.

En 1763, l'abbaye retombe sous le régime de la commende et les constructions cessent.

À la Révolution, l'ordre de Prémontré est dépouillé de ses biens et les dix-sept religieux de Mondaye se dispersent ou sont emprisonnés.

L'un d'eux, le père Paynel, curé de Juaye, prête le serment constitutionnel puis abandonne la prêtrise en devenant maire.

Il se réconciliera néanmoins avec l'église puisqu'il sauve l'église abbatiale de la destruction et abrite chez lui jusqu'à neuf prêtres réfractaires à la Constitution civile du clergé.

 

XIXe siècle

La tourmente révolutionnaire passée, le P. Goujon, après avoir été prieur clandestin, rassemble les paroisses de Juaye, Couvert et Bernières-le-bocage. C'est à cette époque que naît la commune de Juaye-Mondaye.

De 1806 à 1812, les bâtiments conventuels abritent un collège. En 1815, les trappistines de Valenton s'installent à Mondaye mais la quittent en 1854, l'entretien des bâtiments étant trop dispendieux pour elles.

L'abbaye se trouve à nouveau occupée par l'ordre des Prémontrés le 13 juin 1859, lorsque l'évêque de Bayeux en remet solennellement les clefs à des chanoines venus de l'abbaye de Grimbergen, en Belgique. La communauté prend un essor important et multiplie les missions paroissiales, les actions de prêches et de retraites. Elle reprend également la construction des ailes nord et sud des bâtiments, en respectant le style classique.

Une nouvelle crise survient quand les autorités de la IIIe république veulent réduire l'influence des religieux sur la société. En 1880, l'abbé Joseph Willekens est expulsé comme étranger et les chanoines, d'abord dispersés, se regroupent au château de Cottun, non loin de l'abbaye.

Après un retour à l'abbaye en 1894, les membres de la communauté en sont expulsés en 1902 et partent en exil. Ils s'installent à Bois-Seigneur-Isaac, dans le Brabant wallon, en Belgique.

 

XXe siècle

  
Le cloître


En 1921, les religieux sont autorisés à regagner l'abbaye et de nouveaux novices se présentent. En juin 1944, le débarquement allié fait subir à l'abbaye plusieurs jours de bombardement. Malgré de complètes restaurations, les murs de l'abbaye sont encore marqués des combats qui se déroulèrent aux alentours.

Des travaux de réfection d'une partie de l'église ayant particulièrement souffert ont commencé en 2007. Le chapitre général de Wilten, en 1968-1970, s'efforce d'accorder les constitutions de l'ordre et les directives du concile Vatican II.

À partir de cette époque, les échanges d'information, la participation du monde laïc augmentent. La place du travail augmente aussi avec la taille de la ferme. L'abbaye est classée monument historique (église ; bâtiment conventuel ; pressoir ; pavillon ; enclos ; grange ; grange aux dîmes ; cloître ; décor intérieur). Les autres parties des bâtiments sont inscrites aux monuments historiques.

L'ancienne ferme de l'abbaye, vendue séparément à la Révolution, a été rachetée par l'abbaye en 2007 en partie grâce à 3000 donateurs.

Une première tranche de restauration de celle-ci s'est achevée en juin 2012, recréant notamment la perspective d'entrée entre la poterne, ancienne entrée principale, et l'église.

 

De nos jours

Les chanoines de Mondaye, comme tous les chanoines réguliers vivent en communauté tout en se livrant à un ministère extérieur (curés et vicaires de plusieurs paroisses, aumôniers d'hôpitaux ou de prison, professeurs de théologie…) ; certains peuvent exercer une activité professionnelle dans la société civile.

L'accueil des retraitants et des visiteurs tient de nos jours une part importante dans l'activité de l'abbaye. Il est possible de visiter une partie de l'abbaye, dont la bibliothèque vaut à elle seule le déplacement. La visite est payante et guidée par un chanoine.

À la porterie, des articles monastiques sont en vente, dont quelques disques réalisés par la communauté de Mondaye.

 

Armes de l'abbaye

d'azur, à une marmite d'argent.

 

Liste des abbés de Mondaye

 

Architecture

L'abbaye est dans sa plus grande partie de style classique, cependant une chapelle de l'église est baroque.

Le principal architecte est Eustache Restout, un Frère de Mondaye.

 

L'église

 
L'abbatiale vue de nuit


Elle a été entièrement conçue par Eustache Restout. L'artiste est l'auteur des peintures et du dessin des boiseries du chœur.

D'une longueur de soixante mètres, l'édifice présente un portail aveugle, la place étant laissée à l'orgue.

La nef a cinq travées, de gros piliers soutenant des arcs en plein cintre.

Le côté sud est illuminé par deux fois plus d'ouverture que le côté nord.

L'autel est au centre et les bras de transept sont grands, selon la tradition prémontrée.

Au-dessus de l'autel, la coupole est une copie de celle de la chapelle du château de Sceaux, peinte par Charles Le Brun. La chapelle de Sceaux ayant disparu, il ne reste que cette copie à admirer.

 

L'orgue

L'orgue en 1989


L'orgue de Mondaye, bel exemple de l'art au temps de Louis XV, est du facteur lorrain Claude Parisot.

Le buffet de l'orgue a été sculpté par l'artiste flamand Melchior Verly. Réalisé en 1741, l'instrument a été restauré en 1965 et en 2004 par les facteurs d'orgues Jean-Baptiste Boisseau et Jean-Marie Gaborit.

L'entrée avec vue sur orgue


Fait de vingt-sept jeux, il est régulièrement utilisé pour des concerts.


Le bâtiment conventuel

Le cloître, commencé au XVIIIe siècle par l'aile est et une partie de l'aile sud, fut continué et vitré au XIXe siècle mais reste inachevé.

Il ne donne donc pas cette impression bien connue de jardin fermé.

L'escalier menant à la bibliothèque et aux cellules a des rampes en fer forgé.

La salle des pas-perdus comporte un auto-portrait d'Eustache Restout.

 

La bibliothèque

 
La bibliothèque


Elle contient environ 40 000 volumes dont quelques-uns du XVIe siècle.

 

Illustrations

Nef de l'église


Le chœur, de nuit

Le clocher

L'Assomption de la Vierge

La coupole de la chapelle nord

La ferme (peu après la restauration)

La poterne (peu après la restauration)

Prieurés dépendant de Saint-Martin de Mondaye

  • Prieuré Sainte-Foy de Conques - Diocèse de Rodez
  • Prieuré Notre-Dame des Neiges, Laloubère - Diocèse de Tarbes et Lourdes
  • Priorato San-Norberto, Abbazia di Mirasole, Opera - Diocèse de Milan (Italie)
Source :

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Abbaye Saint Martin de Mondaye


Abbaye Saint Martin de Mondaye


Abbaye Saint Martin de Mondaye


Abbaye Saint Martin de Mondaye


Abbaye Saint Martin de Mondaye


Abbaye Saint Martin de Mondaye





Louis-Marie Baudouin

Vénérable Louis-Marie Baudouin

Image illustrative de l'article Louis-Marie Baudouin


Louis-Marie Baudouin, né le 2 août 1765 à Montaigu (Vendée) et mort le 12 février 1835 à Chavagnes-en-Paillers (Vendée), est un prêtre catholique français, fondateur des Pères de Chavagnes (également nommés Fils de Marie Immaculée, ou FMI) et des Ursulines de Jésus.

Il est déclaré vénérable par le pape Benoît XVI le 20 décembre 2012.

 

Biographie

Après avoir passé son enfance à Montaigu, Louis-Marie Baudouin fit ses études pendant sept années au grand séminaire de Luçon.

Il est ordonné prêtre le 19 septembre 1789 à Saint-Malo.

En 1790, le Père Baudouin refuse de prêter serment à une Constitution civile du clergé du gouvernement révolutionnaire. Peu de temps après la nomination de l'évêque constitutionnel Rodrigue le 12 juin 1791, le Père Baudouin est appréhendé et conduit à la prison de Fontenay-le-Comte où il y demeurat sept mois. Relâché puis arrêté à nouveau et il est reconduit à la même prison.

Il part en exil avec son frère Martin Baudouin, curé de Luçon, en Espagne le 9 septembre 1792 avec 74 prêtres de la Vendée et de la Saintonge. Il accostera le 14 septembre à Saint-Sébastien. Il restera 4 ans à Tolède. Le 15 août 1797, Louis Marie Baudouin revient en France, et vivra clandestinement pendant 2 ans aux Sables-d'Olonne dans la maison de Melle Guinemant.

En 1799, Bonaparte rend libre l'exercice du culte après la fin des guerres de Vendée. Le Père Baudouin est nommé à la paroisse de la Jonchère puis le 31 juillet 1801 à Chavagnes-en-Paillers.

En 1803, un séminaire nait à Chavagnes. En 1805, début de la petite société des Enfants de Marie.

En octobre 1812, le séminaire de Chavagnes est transféré, sur l'ordre de Napoléon, en partie à La Rochelle et en partie à Saint-Jean-d'Angély. Louis Marie Baudouin part donc à la Rochelle où il est nommé supérieur du Grand séminaire et Vicaire général du diocèse. En 1821, le diocèse de Luçon est rétabli, il y devient de nouveau supérieur du Grand Séminaire et Vicaire général du diocèse.

En 1822, en parallèle, il organise un petit séminaire dans l'ancien monastère des bénédictines aux Sables-d'Olonne.

En 1829, Louis Marie Baudouin se retire à Chavagnes-en-Paillers. Il y meurt à l'âge de 70 ans.

Source :








Léopold d'Alpandeire

Bienheureux Léopold d'Alpandeire

 


Leopoldo de Alpandeire (1864-1956) est un frère mineur capucin espagnol, renommé pour son apostolat dans les rues de Grenade durant près de quarante ans.

Il a été béatifié en 2010 par le pape Benoît XVI.

Sa mémoire se célèbre le 9 février.

 

Biographie

Dans les collines

Francisco Tomas de San Juan Bautista Marquez Sanchez est né le 24 juin 1864 à Alpandeire, un petit village situé dans les collines de la Serraria de Ronda, en province de Malaga (Espagne).

Il est l'aîné d'une famille de quatre enfants : trois garçons (dont l'un mourra lors de la guerre de Cuba) et une fille.

Les parents, Diego Marquez Arreba et Jeronima Sanchez Jiménez, sont exploitants agricole : ils vivent modestement, sur leurs terres, de la culture des céréales et des amandiers, et de l'élevage d'un troupeau caprin.

Baptisé le 29 juin 1864 et confirmé le 11 septembre 1881, Francisco manifeste dès l'enfance un goût prononcé pour le sacré.

Au terme de ses études primaires à l'école du village, il aidera ses parents sur l'exploitation jusqu'à l'âge de 35 ans, en comptant la parenthèse du service militaire, accompli entre 1887 et 1888.

 

Dans les cloîtres

 Couvent des capucins de Séville


En 1899, il entre au couvent des capucins de Séville.

Sa vocation franciscaine date de 1894, année où il a entendu la prédication de deux capucins à Ronda, à l'occasion de la béatification de Diego José de Cadiz.

Après une rupture avec sa fiancée et quelques essais infructueux pour se faire admettre dans l'ordre, il reçoit donc l'habit des mains du père Diego de Valencina.

Au noviciat, il s'initie au mode de vie et à la spiritualité de sa famille religieuse, non sans marquer une prédilection toute spéciale pour le silence et la contemplation.

En 1900, il fait sa profession temporaire, sous le nom de Leopoldo de Alpandeire, et se trouve affecté, en tant que frère convers, à l'entretien du jardin conventuel.

La même fonction l'attend à Grenade, où il réside pour la première fois à l'automne 1903.

Le 23 novembre de la même année, il prononce les vœux solennels entre les mains du père Francisco de Mendieta.

Il passe encore quelque temps dans les communautés de Séville et d'Antequera, avant d'être envoyé, le 21 février 1914, à Grenade, en qualité de jardinier, de sacristain et de quêteur.

 

Dans les rues

 Saint Félix de Cantalice (par Rubens)


Employé à recueillir des aumônes pour le couvent, conformément à la tradition des ordres mendiants, Leopoldo ne tarde pas à connaître les moindres recoins de la cité de Grenade, et devient une figure populaire, particulièrement appréciée des adultes comme des enfants, pour sa générosité et sa disponibilité.

Il traverse ainsi les années difficiles de la guerre civile, jusqu'à ce qu'une chute, occasionnant une fracture du fémur, le contraigne à abandonner sa mission, à l'âge de quatre-vingt neuf ans.

Celui que la population appelle Fray Nipordo ou encore El humilde limosnero de las tres Ave Maria, marche à présent en s'appuyant sur deux bâtons.

Il décèdera le 9 février 1956, et sera enterré dans la crypte des capucins de Grenade.

L'héroïcité de ses vertus sera proclamée le 15 mars 2008, et sa béatification, par décret de Benoît XVI, aura lieu le 12 septembre 2010, au cours d'une cérémonie présidée par Angelo Nato, préfet de la Congrégation des Rites.

 

Spiritualité

Leopoldo était de petite taille, mais de robuste constitution physique. Ses connaissances agricoles avaient permis de l'affecter au jardinage, office dans lequel il a pu développer son amour franciscain de la création.

Les hagiographes se plaisent à souligner que la vie conventuelle lui a permis de porter à maturité ses qualités naturelles, en vertu du principe selon lequel la Grâce n'élimine pas la nature mais la porte à son accomplissement.
C'est ainsi que le jeune paysan est devenu un capucin modèle, incarnation du charisme de l'ordre, qui combine austérité de vie, contemplation mystique et apostolat populaire.

A l'origine du rayonnement de Leopoldo réside son goût pour le silence et l'oraison : cette écoute du Verbe intérieur l'a rendu disponible à l'accueil des confidences et des préoccupations d'autrui. Au terme de la rencontre, distinto pero no distante, il prodiguait encouragements et conseils, et proposait de réciter avec lui trois Ave Maria, une pratique de piété familière au petit peuple.

De cette manière, il a vécu au quotidien la fraternité de l'Evangile, à l'exemple de saint Félix de Cantalice, célèbre quêteur capucin dans la Rome du XVIe siècle.

Source :








Speranza di Gesù

Bienheureuse Speranza di Gesù

File:Speranza di Gesù Alhama Valera 1.jpg


Speranza di Gesù, née María Josefa Alhama Valera (Santomera, 30 Septembre 1893 - Collevalenza, 8 Février 1983), était une religieuse et mystique espagnole, Fondatrice de la Congrégation des Servantes de l'Amour Miséricordieux et des Fils de l'Amour Miséricordieux.

Elle est vénérée comme bienheureuse par l'Église catholique.

Biographie

Jeunesse

Il est née en 1893 à Santomera, dans la région de Murcie (Espagne), d'une famille pauvre, l'aînée de neuf enfants.

Le nom María Josefa serait donné en référence à sa grand-mère paternelle qui portait ce nom.

Son père était un ouvrier agricole et habitant au foyer de la mère. Mère Speranza , a rencontré et partagé la pauvreté de sa famille.

On dit que ce Ireno Pepe, qui avait une ferme près de la Mère de famille Hope, impressionné par l'intelligence de l'enfant, elle pensait qu'il était une honte de laisser tant de pauvreté et a persuadé les parents à confier au curé de Santomera, Don Manuel Aliaga, qui vivait avec deux sœurs. Ceux-ci étaient heureux de l'emmener dans sa maison, où il pourrait recevoir une bonne éducation. Le transfert a eu lieu lorsque l'enfant avait environ 6 ou 7 ans.

Les deux sœurs du curé de la paroisse, et María Inés, aidés par María De Las Maravillas Fernández Serna et sa sœur religieuse, Carmen, ont donné à María Josefa un peu d'éducation et ont enseigné le ménage. Elle n'a jamais fréquenté l'école et est restée à la maison du curé jusqu'au 15 Octobre 1914, le jour où il est parti pour être religieux.

À l'âge de douze ans, elle a fait sa communion, comme il était d'usage à l'époque. Mais déjà à huit ans, en utilisant une ruse, réussie, comme elle dit, de "voler" Jésus. En fait, un matin, alors que le pasteur était absent, en profitant du fait que le prêtre célébrant ne savait pas, au moment de la communion se dirigea vers la rampe et a obtenu l'hostie consacrée. Cet épisode, en dépit de son ingéniosité, montre l'amour que Mère Speranza avait pour Jésus comme un enfant, si bien que depuis qu'il a proposé de ne jamais l'oublier pendant la journée.

 

La vie religieuse

Après avoir été rejoint à l'âge de 21 ans, la Congrégation des «Filles du Calvaire" à Villena, en 1930, elle a fondé à Madrid, ce qui allait devenir la Congrégation des Servantes de Miséricordieux.

File:Speranza di Gesù Alhama Valera 2.JPG La tombe Mère Speranza di Gesù, située dans la crypte du sanctuaire de l'Amour Miséricordieux


Plus tard, dans les années 50, elle a fondé la branche masculine de la congrégation, sous le nom de Fils de l'Amour Miséricordieux , et en 1951 elle se fixa à Collevalenza avec certains des «Servantes de l'Amour Miséricordieux," la congrégation depuis qu'elle a commencé à Madrid en 1930, car elle a ensuite passé le reste de sa vie, où il est né plus tard, grâce à son travail une basilique-sanctuaire.

Mère Speranza, dans les années cinquante, a commencé à mettre en œuvre le projet pour lequel elle a représenté la volonté de Dieu : la construction d'un sanctuaire dédié à l'amour miséricordieux de Dieu, à qui elle a consacré sa vie. Ce fut sa mission et son travail définitif. Recherché cet endroit "pour que chacun sache que Dieu est un Père qui aime, pardonne, oublie et ne prend pas en compte les péchés de ses enfants quand ils voient se repentir". Dans le sanctuaire qu'il recevait chaque jour plus d'une centaine de personnes, à l'écoute et à leur inculquer l'espoir dans chaque.

Composé à cette fin un discours, dans lequel il dit entre autres : «Lui, mon Jésus, à ce sanctuaire sont des gens du monde entier, non seulement avec le désir de guérir le corps des maladies les plus douloureuses et étrange, mais pour traiter son âme ... et fait, mon Jésus, tout le monde voit en vous pas un juge sévère, mais un Père plein d'amour et de miséricorde qui ne prend pas en compte les faiblesses de ses fils, oublie et pardonne ".

Le 22 Novembre 1981 le Pape Jean-Paul II est allé visiter le sanctuaire, rencontre aussi Mère Speranza. L'année suivante, le sanctuaire a été déclarée basilique mineure.

Lors d' une audience tenue à Rome en 1981, le Pape Jean-Paul II prononça ces paroles sur Mère Speranza et ses «servantes» :

«Le monde a soif, même sans le savoir, de la Divine Miséricorde et dans ce monde, vous êtes appelés à étendre cette eau et la guérison miraculeuse de l'âme et du corps. »
(Jean - Paul II, Rome, 1981)

 

La mort et la béatification

Dans le sanctuaire qu'elle voulait, Mère Speranza a vécu jusqu'au jour de sa mort, qui a eu lieu le 8 Février 1983. Son corps, comme elle l'avait souhaité, repose dans la crypte du sanctuaire lui-même.

Le 24 Avril 1988 a commencé le processus de canonisation dans le diocèse de Orvieto-Todi. Le 12 Juin 1992 la Congrégation pour les Causes des Saints a accordé le décret de validité juridique des actes du procès diocésain conclu le 11 Février 1990. Le 12 Juin 1993 ont été remis à la Congrégation pour les Causes des Saints la Positio sur la vie et les vertus de Mère Speranza.

Le 23 Avril 2002 l'Église, après avoir reconnu ses vertus héroïques, l'a proclamée vénérable.

Le 5 Juillet 2013, avec le consentement de François, le cardinal Angelo Amato a publié le décret de béatification. La cérémonie de béatification a eu lieu le 31 mai 2014, au Sanctuaire de Collevalenza.

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