Marie et Jésus dans l'Hindouisme

Marie et Jésus dans l'Hindouisme


Marie et Jésus dans l'Hindouisme

Marie dans l’Hindouisme

Depuis les temps anciens, des déesses sont connues et grandement vénérées en Inde. Les milliers d’images féminines retrouvées au Nord-Ouest de l’Inde dans les ruines de la civilisation de la Vallée de ‘Indus (vers 2500-1500 avant J.C.) indiquent que des déesses ont joué un rôle important dans la religion de cette culture, bien que des divinités masculines aient dominé la tradition textuelle.
Le culte des déesses est très développé dans l'Hindouisme
Le culte quotidien des déesses dans l’Hindouisme se remarque tout d’abord au niveau du village, où le culte de la déesse tient une place extrêmement grande. Parmi ces déesses, nombreuses sont celles qui n’ont qu’une réputation régionale ou locale, bien qu’elles puissent être associées dans l’esprit de certains villageois à des déesses de la tradition littéraire. Ces déesses du village se soucient des existences, des intérêts, du bien-être des petites communautés. Elles sont spécialement associées à la fertilité, tant celle des récoltes, que de la fécondité des êtres humains, ainsi qu’aux maladies. Elles sont habituellement honorées par tous les membres d’un village et leur identité première est liée à un village spécifique.
L'existence d'une grande déesse...
Parmi les théologiens hindous, certains croient en l’existence d’une Grande Déesse qui se manifesterait sous des formes variées. Les nombreuses déesses de la tradition hindoue sont toutes des manifestations d’un principe cosmique unifiant, de caractère actif, puissamment fécond, et féminin. Bien que ce grand personnage soit connu sous de nombreux noms, on l’appelle en général simplement Devi (Déesse) ou Mahadevi (Grande Déesse). Elle est souvent appelée Sakti, ce qui signifie « puissance » et suggère ses grands et inépuisables pouvoirs créateurs. Cette Grande Déesse est fondamentalement une divinité active, attentive à la stabilité du monde et aux besoins de ses fidèles.
...qui rappelle la Vierge Marie sans cependant pouvoir lui être assimilée
Bien qu’elle présente un côté sombre, destructeur, assoiffé de sang, cet aspect de la Grande Déesse est vu comme faisant naturellement partie d’un sens de l’ordre se penchant sur tout, et affirmant l’interaction positive et nécessaire entre la vie et la mort, entre la création et la destruction, entre la force et le repos, dans la nature du cosmos. La dévotion des fidèles de l’Hindouisme et des autres religions indiennes envers la Très Sainte Vierge Marie doit être comprise dans ce contexte des déesses hindoues qui vient d’être mentionné.
Mais si l’on venait à leur parler, de manière convaincante, de la réelle grandeur de Notre Dame comme la Mère Immaculée du Rédempteur...
Le concept populaire de la déesse hindoue ne peut s’appliquer à Notre Dame, bien que l’on trouve en elle de nombreux attributs des déesses hindoues. Elle est respectée et vénérée par les Indiens à un niveau populaire, comme une sainte femme qui répond à leurs prières pour des besoins matériels ou spirituels. Mais si l’on venait à leur parler, de manière convaincante, de la réelle grandeur de Notre Dame comme la Mère Immaculée du Rédempteur, ils pourraient alors atteindre au respect et à la vénération qui lui sont réellement dus.



Réflexions données lors du Colloque sur "Marie dans les relations œcuméniques et inter-religieuses" Lourdes, 8 juin 2001. Réf. : OMNIS TERRA (Édition française), n. 382, mai 2002, pp. 182-188.


Jésus dans l'hindouisme
Beaucoup d'Hindous, comme le Mahâtmâ Gândhî, considèrent Jésus comme un avatâr de Vishnou (qui est aussi appelé par ses dévots Eka, l' Un ou Naïka, le Multiple : Dieu chez les hindous étant Absolu)   et beaucoup d'autres, comme un saint homme.
La notion d'incarnation de Dieu, puisque Jésus s'affichait comme tel, condamné par les Pharisiens comme un blasphème intolérable et qui menèrent Jésus à être crucifié (mourant comme un païen, la lapidation étant la mort des Juifs), se traduit exactement par le terme d'avatar en sanskrit, de descente.
Les Hindous considèrent que les Chrétiens comprennent Jésus avec le point de vue judaïque (alors que la notion d'incarnation n'existe pas dans le judaïsme : le Messie des Juifs est un prophète, pas un Dieu incarné sur Terre), tandis que les Hindous considèrent qu'ils peuvent comprendre Jésus avec la lecture des Quatre Évangiles seuls ; le message de Jésus est considéré par les Hindous comme un hymne à l'ahimsa.
Pour cette raison, le christianisme ne perce pas vraiment en Inde, ne pouvant se distinguer de l'islam très présent (Dieu monothéiste et totalement transcendant) et de l'hindouisme où la notion d'incarnation est déjà hautement vénérée.
Les Hindous considèrent le plus souvent qu'étant Avatar (incarnation de Dieu), Jésus a été crucifié parce qu'il choquait la conscience religieuse des religions méditerranéennes de l'époque (n'admettant pas qu'on puisse se dire Dieu incarné), et que sa résurrection est la preuve que Dieu peut s'incarner sur Terre pour rétablir l'Ordre Cosmique (Dharma
Sources : Wikipédia.






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