Saints Nectaire et Théophane († 1550)

Saints Nectaire et Théophane († 1550)

Saints Nectaire et Théophane († 1550)




Saints Nectaire et Théophane étaient deux frères de la noble et puissante famille des Apsarades de Ioannina.

Après avoir reçu une excellente éducation, ils renoncèrent aux illusions et à la fausse gloire de ce monde et devinrent moines sous la direction d'un Saint Ancien, nommé Sabas, dans une île du lac de Ioannina.

Celui-ci les instruisit sur les principes de la vie ascétique, et ils embrassèrent pour le reste de leur vie un mode de vie strict et sans complaisance pour le repos de la chair: Ils ne prenaient jamais d'huile, mangeaient souvent qu'une fois tous les deux jours, et Théophane porta jusqu'à sa mort de lourdes chaînes sur le corps.

A la mort de leur Ancien, dix ans plus tard, les deux frères, qui avaient été ordonnés au sacerdoce mais se sentaient orphelins, se rendirent sur la Sainte Montagne de l'Athos, au Monastère de Dionysiou, réputé pour son austérité, afin d'y prendre conseil du Saint Patriarche Niphon (cf. 11 août).

Celui-ci leur recommanda de retourner dans leur ermitage, pour y vivre en conformité aux enseignements reçus de leur Ancien.

Mais, à leur retour, ils découvrirent que les fondateurs laïcs du Monastère exigeaient le paiement de droits de propriété.

Désireux de préserver leur quiétude et d'éviter les chicanes, les deux frères préférèrent abandonner leurs justes droits et ils partirent construire un nouvel ermitage, à l'intérieur de l'île, où ils édifièrent par la suite deux Églises, l'une dédiée au Précurseur et l'autre à Saint Nicolas (1507), et à proximité duquel leurs trois sœurs s'installèrent, ainsi que leurs parents, pour y mener eux aussi la vie angélique.

Mais là encore, à l'instigation de l'Ennemi du genre humain et de l'Ange déchu, jaloux des moines, les autorités ecclésiastiques et civiles de l'endroit ne cessèrent de tracasser les deux ascètes qui avaient pourtant obtenu du Patriarche toute licence pour y fonder un monastère indépendant.

Se souvenant du conseil de Saint Niphon qui leur avait dit : « Si une épreuve survient, ne résistez pas, mais fuyez de ce lieu pour trouver un autre endroit où vous pourrez vivre en paix », ils choisirent, une fois de plus, d'abandonner tout ce qu'ils avaient construits, avec labeurs et à grands frais, par amour de l'hésychia.

Ils se rendirent alors aux Météores, en Thessalie, qui étaient en passe de devenir le plus important centre monastique de l'époque (cf. 20 av.).

Après en avoir reçu l'autorisation de l'higoumène du Monastère de la Transfiguration, ils passèrent sept ans sur l'un de ces nids d'aigles, nommé la colonne du Précurseur.

Puis, en 1518, ils s'installèrent sur l'inaccessible rocher de Barlaam, où un moine de ce nom y avait jadis construit une église des Trois-Hiérarques, tombée depuis en ruine. Ils la restaurèrent et leur mode de vie angélique y attira bientôt d'autres moines.

La communauté grandit rapidement, jusqu'au nombre d'une trentaine, si bien que l'on dût ériger une nouvelle Église, dédiée à Tous-les-Saints.

Les deux frères prirent soin d'édifier aussi tous les autres bâtiments nécessaires à la vie cénobitique, ainsi que de doter le monastère de dépendances agricoles, pour que leurs moines puissent persévérer sans soucis dans l'œuvre de Dieu.

Ils les instruisaient, tant par la parole que par l'exemple, sur les moyens d'acquérir la perfection de l'âme et, parvenus à la fin de leur séjour terrestre, ils leur laissèrent le récit de leur vie et un testament qui les exhortait à rester unis, comme les membres d'un seul corps, et à rivaliser par le zèle dans la vertu.

Lorsqu'on acheva l'Église, le 17 mai 1544, Saint Théophane, gravement malade depuis dix mois, s'y fit transporter pour y voir le résultat de tant de labeurs.

Il rendit grâce à Dieu, bénit les frères et les ouvriers, puis retourna dans sa cellule, où il se prépara à la mort.

Pendant que les frères chantaient le canon pour les agonisants, un astre lumineux brillait au-dessus de l'endroit et, dès que le Saint eut rendu l'âme, il disparut.

Saint Nectaire trouva, quant à lui, le repos le 7 avril 1550.









 

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